Notre manifeste

Nous sommes des agitateurs cognitifs : nous mettons les savoirs sur le cerveau et le comportement au service de la réflexivité des individus et d’un projet de société respectueux du fonctionnement humain.

Nous aspirons à la société de la connaissance

#SapereAude

Nous croyons que les savoirs peuvent être à la fois émancipateurs pour les individus et fédérateurs pour les cultures humaines.

#Progrès

Nous pensons que la connaissance devrait être au coeur des grands défis d’innovation de notre société pour qu’ils soient véritablement porteurs de progrès.

 

Nous croyons aux liens entre sciences et société

#Décloisonnement

Nous croyons qu’il est nécessaire de réinventer des échanges réciproques entre le monde scientifique et la société, pour que les chercheurs ne soient pas instrumentalisés à des fins qui leur échappent et que les acteurs de la société ne soient pas privés de savoirs qui leur sont utiles.

#Humilité

Nous sommes convaincus que l’appropriation des savoirs et du raisonnement scientifique sera fructueuse à condition que la science ne s’impose pas comme un nouveau dogme : au contraire, elle doit alimenter le questionnement, éveiller les curiosités en enrichissant les connaissances et expériences de chacun.e et en respectant les sensibilités.

 

Nous croyons aux apports des sciences cognitives

#ConnaisToi

Nous croyons que les dernières avancées des savoirs sur le cerveau et les comportements peuvent être bénéfiques à tout un chacun au quotidien pour mieux comprendre son propre fonctionnement et celui d’autrui dans diverses situations et à tout moment de la vie.

#Applications

Nous pensons que les sciences cognitives peuvent également permettre de décrypter certains phénomènes de société : éducation, numérique, religions, urbanisme, santé… La prise en compte du cerveau et du fonctionnement humain peut indéniablement enrichir la compréhension de ces différents domaines.

#Prudence

Nous croyons que l’engouement actuel pour les sciences cognitives fait néanmoins état d’un certain d’optimisme, parfois de naïveté, quant aux “solutions” que celles-ci pourront apporter face aux enjeux contemporains : ces connaissances scientifiques ne constituent pas des réponses toutes faites, leur transfert vers l’action sera permis par la collaboration entre disciplines et l’alliance avec des pratiques, des expériences et des savoirs non-scientifiques.

Nous avons trois domaines d’action

Engager les acteurs académiques dans la #médiation de leurs connaissances auprès du grand public

À l’ère du neuro-sensationnalisme, il est difficile pour un public néophyte de démêler le vrai du faux en matière de cerveau et de cognition. Et pourtant, ces connaissances sur le fonctionnement humain sont utiles à tout un chacun au quotidien ; tant pour mieux se comprendre soi-même que le monde qui nous entoure.

La sur-simplification, les amalgames, les “neuromythes”… Toutes ces déformations sont symptomatiques de l’incapacité des médias à restituer ces connaissances sans en faire des “clicables”. Elles révèlent également un certain nombre de résistances épistémiques du public vis-à-vis des savoirs scientifiques sur la cognition.

La médiation scientifique, et celle des connaissances sur le cerveau et les comportements à plus forte raison, ne peut se faire sans une véritable rencontre entre le public et les acteurs académiques. Notre rôle est de faire en sorte qu’ils participent directement à la médiation de leurs connaissances auprès des individus, que précisément ils étudient.

Faire évoluer le milieu de la #recherche en sciences cognitives et ses acteurs

Nous sommes convaincus que la transformation des liens entre recherche et société passera notamment par une évolution profonde du milieu académique ; autant dans sa culture que dans ses pratiques. Au plus près du terrain, nous accompagnons les acteurs académiques en sciences cognitives, et notamment la nouvelle génération de chercheurs, dans cette période de transformation qui ne doit en aucun cas être subie.

Sensibilisation, formation, développement d’outils : nous mettons en place différents moyens pour construire avec eux le rôle de la recherche en sciences cognitives et le leur dans une société de la connaissance émergente.

Explorer les #applications des sciences cognitives au-delà du laboratoire

Souvent soupçonnées d’être facilement dévoyées pour de la manipulation mentale, ou au contraire, adulées parce qu’elles détiennent la recette magique du fonctionnement humain… Les sciences cognitives constituent un domaine d’étude et a fortiori, d’application, encore très immature ! Et quand nombreux se parent de “neuro-label”, rares sont ceux qui peuvent effectivement se revendiquer d’une application rigoureuse et bien menée.

Face à cet engouement, nous pensons qu’il est nécessaire de mener une réflexion de fond, humble et prudente, sur la manière dont ces connaissances peuvent être transférables hors des laboratoires. Cette réflexion passe notamment par l’exploration concrète des champs d’application possibles, toujours avec l’appui d’autres disciplines et de non-scientifiques. 

Nous ne sommes pas des neuro-applicateurs, nous ne cherchons pas de solutions toutes faites : nous suscitons des questionnements, nous proposons d’autres grilles de lecture pour appréhender des situations quotidiennes, professionnelles ainsi que des défis de société.